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Avr 28

valerielemercier a de l’humour…

Souvenons nous…

valerielemercier a de l’humour…

Souvenons nous…

Avr 27

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Mar 31

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Mar 30

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Mar 29

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Mar 17

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Mar 16

Moriarty, groupe (largement) surestimé ?

Délicat de « démonter » un groupe qui connaît un tel succès… Une semaine de résidence au Trianon à Paris, tous les groupes ne peuvent pas se le permettre. Mais Moriarty surfe encore sur l’incroyable succès de son 1er album « Gee whig but thés is a lonesome town » et du gros carton de deux titres : « Jimmy » et « Private Lily ». Chansons vintage qui puisent leurs racines dans la country, look et clips décalés, chanteuse vaguement atypique, mélangez et secouez  le tout : un carton. Ajoutez des affiches graphiquement irréprochables pour annoncer ces concerts parisiens, un nouvel album au même moment, on fonce dans le panneau et au Trianon pour swinguer avec eux sur la vague du succès.

Sauf que, tel le surfer biarrot au petit matin sur la côte des basques, on attend le bon vent et LA vague pour s’élancer et … rien, à peine quelques risées et ridules à la surface de nos impassibles visages (relis la phrase, ça se tient, enfin vaguement). Chansons après chansons, le concert se déroule dans une indifférence polie face à la linéarité ennuyeuse du set de Moriarty. Tous les titres se ressemblent et paraissent interchangeables, et malgré l’ambiance qui rappelle vaguement le show Wild Wild West à Disneyland, on est très loin de pousser des « Hiiiipiiiiiyaaa » en faisant tourner les chapeaux. Et à l’impression de redondance pénible d’un titre à l’autre s’ajoute celle de « déjà vu », et entendu, tant musicalement le groupe n’offre qu’une relecture d’airs mille fois joués.

Mais, « ça joue » comme on dit, et les membres de Moriarty ne sont pas manches avec leurs instruments. Alors le groupe étire toutes les ficelles qui permettent de vernir un concert terne : et que j’accélère le tempo pour faire bouger le public, et que je le ralentis pour capter son attention, et que je te fais quelques titres en acoustique parce que c’est chic et que ça te donne, public, l’impression d’être privilégié.

Certes, les fans vont crier au scandale, et dans la fosse les premiers rangs étaient en extase. Mais dès que l’on dépassait une dizaine de rang, les visages s’allongeaient, les soupirs fusaient, les discussions à l’oreille se multipliaient… et dès le premier rappel, le bar s’est (bien) garni, pendant que le hall d’accès à la salle se remplissait. Et le groupe était encore entrain de jouer qu’une partie de la salle pliait bagage, scène relativement rare en dehors des festivals avec multi-affiche. Un concert fort décevant pour un groupe à l’atypisme bien lisse.

Mar 12

Pourquoi j’ai rencontré Zazie

Quand le petit barbu à lunettes d’Universal m’a appelé pour me proposer de participer à une rencontre de blogueurs autour de Zazie, j’ai commencé par hausser les sourcils. Non pas en raison du fameux adage « il faut toujours se méfier des barbus », cela serait mal venu de ma part, mais plus car je ne voyais pas vraiment l’intérêt de m’inviter à ce petit raout. Pas vraiment blogueur, journaliste à la plume sèche, je ne rends que rarement compte des événements auxquels je participe, me contentant généralement de me nourrir intellectuellement sur le dos de la bête. « Pas de problèmes, m’a rétorqué le petit homme, pas besoin d’en faire de compte-rendu ».

Si les adages existent, il y a forcément une raison. Ne jamais l’oublier. Encore moins quand le barbu officie en réalité comme homme de main numérique de l’artiste en question, Zazie donc. L’homme est fourbe et viendra vous poursuivre au cœur de votre vie numérique, Facebook, pour vous rappeler à votre devoir : écrire. Les promesses n’engagent que ceux qui les croient ai-je entendu si souvent lorsque je travaillais en politique, j’étais prévenu, l’invitation n’avait rien d’amicale, elle n’était qu’un simple piège tendu par un Jim Profit de pacotille dont la vengeance serait implacable. Pris à partie sur le blog de Zazie, sur mon propre wall Facebook, il fallait que je réagisse avant que mon e-réputation et mon personnal branding soient profondément atteints. Déjà qu’ils sont entachés d’un soutien à la campagne de Ségolène Royal…

Fourbe comme sa fonction le lui permets, le clone de Joffrin m’a aussi pris par les sentiments. A une dernière tentative désespérée de m’en sortir, « Pas possible d’écrire, désolé, dans Zazie il y a ZAZ », l’ex-infirmier se rappela de ses armes passées, à base de « care », tel un Aubryiste de la pire espèce : « Elle parlait de toi avec sensualité et empathie après ». Moche hein ?

Mais il tapait juste, Zazie, c’est avant tout du sentiment. Que l’on parle de ses textes, de ce qu’elle dégage,  et je ne parle pas uniquement bien sûr des émois adolescents dus à son tout premier clip, il y a avant tout une façon simple « d’être », de celle qui vous donne tout simplement envie, de connaître, d’écouter, de découvrir… et donc de rencontrer.

Difficile d’être déçu du moment passé avec elle. Ouverte, drôle, simple, j’ai peu rencontré d’artistes de « son niveau » de notoriété aussi accessible. Et tellement en revanche de jeunes pousses déjà pédants et infects. Je vais faire dans le cliché, mais rappelez-vous les adages, mais en la rencontrant on comprend ce qui touche son public et pourquoi elle plaît à temps de gens. Etonnant lorsque l’on fait le tour de ses proches de voir combien sont nombreux ceux qui l’apprécient, même si sa musique ne les touche pas tous de la même façon.

La musique, donc, quand même, un mot. 7 albums, 7 ambiances musicales pour les 7 jours de la semaine. Du très bon, des titres parmi ses meilleurs, du forcément décevant, mais un sacré projet qui a une très forte cohérence, disque par disque et dans son tout. (Un Zest-of made in le petit barbu est écoutable sur spotify) Et un sacré pari dans une époque sacrément morose pour l’industrie du disque. Cela semblait l’un des regrets de Zazie, que « les journalistes parlent plus du marketing que des chansons ». Les blogueurs présents ont, eux, bien rendu compte de cette rencontre et de la richesse musicale de « 7 ». Allez les lire pour finir de vous convaincre que Zazie et ce projet fou méritent votre attention. Et restez sur vos gardes si l’Universal barbu vous invite amicalement à rencontrer un artiste que vous aimez. Vinvin a même été obligé de chanter.

Mar 09

Le chemin qui menait vers vous de @william_rejault

Utiliser comme point de départ d’un roman la mort de Nicolas Sarkozy, voilà un «pitch» qui a tout pour faire parler de lui. Si on ajoute à cela le fait que ce roman a été publié dans un premier temps en version numérique sur iPhone, le buzz devrait prendre. 

Double paradoxe, les critiques semblent d’une part se détourner (pour l’instant ?) de «Le chemin qui menait vers vous», roman d’anticipation de William Réjault et Laurent Latorre, et d’autre part ce n’est pas du côté de ces éléments «buzzables» que se situe l’intérêt du livre, mais bien de son contenu.

Reprenons le «pitch» complet: « C’est la mort violente de Nicolas Sarkozy qui a tout précipité. » Nous sommes juste avant l’élection présidentielle de 2017 et, à la suite du dernier choc pétrolier, la France est plongée dans le chaos. Après l’essence, la nourriture se raréfie, il n’y a quasiment plus d’électricité, plus d’Internet, plus de téléphone. Le pouvoir est dépassé. L’administration tourne au ralenti. Les forces de l’ordre se divisent en autant de factions. Les journaux ne paraissent plus. Tous les repères de notre existence moderne, de notre confort moderne s’écroulent l’un après l’autre…»

La suite est la traversée nord-sud (ouest bien sûr) d’un équipage brinquebalant de personnages, forcément attachants, évidemment différents, à travers un pays à la déroute, soumis aux tensions et en proie à un violent retour en arrière sur le plan du développement économique.

Il y a une vison apocalyptique dans ce monde qui pour la première fois de son évolution subit une forte décroissance et se retrouve soumit au pire de ce que nous promettent les Cassandre écologique. Mais c’est aussi ce qui fait l’intérêt de ce roman en obligeant ses personnages à se frotter à l’absence de tout ce qui fait notre confort moderne.

Les auteurs évitent, heureusement, de trop se frotter à une idéologie politique ou moraliste et de nous asséner des avertissements repoussoirs à la Nicolas Hulot et son «Syndrome du Titanic». Ils se contentent de plonger dans l’exode les protagonistes et de laisser infuser. 

«Le chemin qui menait vers vous» n’a rien d’un «immanquable», mais il est de ces livres que l’on parcourt avec plaisir en se couchant. L’écriture est fluide, parfois naïve, mais l’on s’attache à ces anti-héros et l’on savoure d’être poussé à s’interroger sur notre rapport  compulsif à la technologie et à la modernité. Un roman pop-corn et intelligent, qualités pas toujours évidentes à concilier.

PS: La phrase est bateau, chaque auteur, quelque soit son domaine, l’a sorti un jour: «Il y a un peu de moi dans ce personnage». Il suffit d’avoir croisé quelques fois William Réjault pour se rendre compte qu’il n’aura aucun mal à incarner son propre héros, Guillaume, dans l’adaptation cinématographique :)

On peut acheter le livre sur Amazon et encore dispo sur itunes pour iphone

Mar 07

Mina Tindle en concert

Il y a un an je vous parlais de Mina Tindle, jeune artiste découverte en 1ère partie de JP Nataf. J’étais tombé sous le charme de sa voix, que vous pouvez découvrir à travers 2 titres de son 1er EP sur sa page Facebook. Elle sera en concert à La Loge, rue de charonne à Paris, le 18 mars, 8 avril et 22 avril. Vais allez y faire un tour en mars, on annonce aussi la présence de JP Nataf (joie!) et une 1ère partie de (Please) Don’t Blame Mexico en piano solo. On peut réserver sur site de La Loge.